
Je marche, je marche
Et tout ce qui m’entoure est beau
Comment se fait-il que je ne l’ai pas remarqué plus tôt ?
Les fleurs multicolores parsemées çà et là
L’odeur des arbres qui embaume l’air
Le gazouillis des oiseaux qui m’accompagne
Je marche,
Et mes pensées sont sereines,
Je sens une paix m’envahir
Elle vient de la nature qui me parle
Qui m’aide à me calmer
Qui m’aide à me retrouver
Je marche,
Et je me penche sur les bestioles,
Les abeilles si occupées à survoler les fleurs,
Les fourmis à amasser leurs provisions
Et me demande si elles font leur stress
Je marche,
Et je me dis que chacun est bien dans son milieu
Il ne faut surtout pas le lui détruire…
Sinon, il ne saura plus comment survivre
Combien de fois on nous a détruit nos maisons ?
Notre vie a basculé
Mais on a refait notre vie
Et ça continue
On détruit notre sécurité
Mais on se fait des illusions
De paix et d’amour pour survivre
Pour dire que l’on existe
Que l’on est là
Même si nos foyers sont détruits
On peut toujours en refaire d’autres
Mais resterons-nous les mêmes ?
Je marche,
Et je pense à ces montagnes irrésistibles,
A leurs cimes si fières
Verdoyantes et paisibles
Pourquoi ne suis-je pas un cèdre
Qui défie le temps, le froid, la chaleur
Qui reste fier et chuchote avec le vent ?
Mais bon, je suis du pays du cèdre
Et cet arbre fier m’a appris ses chansons
M’as appris l’endurance et la fierté,
M’as appris à accepter tout
Comme lui,
Dans le silence,
Dans la paix,
Pour résister à tout comme lui.