
Tout près de ce parfum couleur de lin
Avant l’éveil du jour
Laissez moi le temps d’inhaler l’instant
Tout près de ce parfum lueur satin
En à peu près velours
Donnez moi l’éternel refrain
Tout près de ce parfum en « été de jour »
J’effleure le matin
Permettez que j’approche en posant ma main
La fleur d’absolu lorsque s’envolent les détours
A travers une lumière singulière
Peut être que mon parfum aura soulevé les heures
Qui chavirent en longues labeurs
Peut être que mon parfum saura s’abriter
Avant que la clarté ne me pare de son habit d’été
Tout près de ce parfum
Lorsque l’invisible nous retient
Sans mot je me repose
En parfumant de vie
D’une lumière en courbe éblouie
Les matins égarés qui cherchent leur parfum
Tout près de ce parfum
Je pose ma prière
Pour qu’en universelle s’échappent
Les ambres délicates
En rimelle de sève
Tout près de ce parfum
Je deviens source en aube veloutée
Des senteurs échappées
Des sens en courbes redessinées
Des ellipses parsemées
Tout près de ce parfum
Lorsque les minutes se font jasmin
Je deviens jour et invisible lien
Je referme la minute et la virgule satin
D’un fil de soie fée douce
Et de secondes « fait main »
Tout près de ce parfum
Pour que vos cœurs s’enivrent
De léger du presque coloré
De pacotilles fragiles
Et éblouies…
Eva, 16 septembre 2006