
Quand leurs couleurs se reconnaîtront
En ruisseau de printemps imprudent
En aisance d'élans bleus innocents
En battements de leurs cœurs infinis
Quand leurs couleurs en avant-première
Iront en gués d’échos de velours
En marées d’enfances libres impatientes
En hésitations d’émotions vraies
Quand leurs palettes deviendront lumière
Perles de vie aux regards apaisés
Mots déposés et déjà surpris
Par l’arc-en-ciel sorti de nulle part
Quand toutes leurs couleurs fredonneront
En ces matins d’été enchanteurs
Où chacun se croit presqu’immortel
Un peu maître du temps et de ses anges
Quand dans la nuit tout s’effacera
Ils s’endormiront dans l’oasis
Des rêves de l’un et de l’autre blottis
Drapés d’étoiles d’or et de silence"
Pascal
Quand les couleurs de la gamme infinie
Se frôleront doucement dans la nuit
En courbe d’envol évident
En froissement de silence permanent
Quand les moments envolés depuis la nuit des temps
Se croiseront enfin comme les papillons volants
En recueil suspendu en battement parallèle
En couleurs de leur gamme aquarelle
En recherche d’éternel
En coulée qui s'allège comme l'aile du papillon
Eva