Le présent que l’on met devant soi
Comme çà
Parce qu’il faut avancer
Y croire encore et toujours
Vivre pas après pas
Le présent que l’on met devant soi
Quand on se lance
Dans les matins hésitants d’un monde
Aux pensées désuètes
Aux vies analphabètes
Ravines souvenues
Désengorgées
Paumées
Aux passés évadés
le présent que l’on met devant soi
En litanies de rêves aiguisés
Régulièrement délaissés le soir
Et repris aux lueurs d’une aube hébétée
Plus loin
Autrement
Le temps murmure
Mes heures démesures
Vertiges estimés
Archipels expirés
© Pascal COLON
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