
(DJICE)
Je croque
je niaque
la vie
mes heures
j'enflamme
l'ombre des êtres
le gris trop usité
l'habitude
où l'on se perd
j'oxyde
ces jours
où rire devient l'urgence
je revendique
le port de tête
l'humeur
sans possession
les matins précipités
les soirs sans fin
sous le feu des étoiles
je m'étonne
de vos regards
de vos sourires
je les déplie
je les étale
je les affiche
je les engrange
en ces villes sans mesure
en ces vies qui murmurent
j'observe le cours de choses
les quêtes titubantes de mes semblables
et l'évidence est là
le coeur des hommes a un besoin urgent
d'espérance et de rires
de sens et d'offrandes
© Pascal COLON
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