
(Femme au chapeau de Philippe PIANA)
Etre, ces matins qui désignent le jour
ETRES, ces petites mains qui dessinent les toujours
Etre, ces heures en teinte
Amarré d’étoiles et de pales couloirs
ETRES, ces minutes bordées de velours
Etre, en néant, ETRES en élan
Connaître la peine près du soleil levant
Etre cette quête
Impatiente d’êtres lasses,
Impatiente d’être là
ETRES, ces éternels rêveurs
Perlés du gouffre des heures
Sur fond de dune
Sur lit de plume
Etre la providence d’une danse
ETRES, les évidences se lancent
Et les soirs parallèles s’animent soudain !
Alors rions en rime
RIs O RIMe d’être l’envers du MIR O IR
ETRES à travers vos grimoires
Attention, l’œil s’enivre d’or
Avant de se laisser mouvoir
Attention, les rimes palpitent encore
Lorsqu’il se fait tard
Et les sentiers croisés
Ont clairsemé vos heures
Chapeau bas sur vos cœurs
Eva - 12 décembre 2006