(de Kollar Adrien)
Comme un matin naître d'un jour nouveau
s'échapper de ses glues déchirer le cocon
désirer les teintes somptueuses mais fragiles du papillon
décider qu'enfin ma vie valait la peine d'être déployée
Comme un matin s'aventurer dans ses quotidiens
en emportant ses rêves sous le bras près du coeur
pour taguer ce temps des signatures de l'aventure
pour tondre le tohu-bohu d'années trop longtemps recopiées
Comme un matin aux parfums café
s'évader du calé refuser de s'emboîter
se libérer d'une vie calfatée où tout est prévu attendu
retrouver le goût de l'avenir inconnu de ses va-et-vient sans retenues
Comme un matin aux tendresses griffonnées
oser devenir rebelle à ce qui rend pareil
oser franchir les règles d'une vie sans interprète
oser rapatrier les choix que l'on sait trop souvent rapetassés
Comme un matin oser vadrouiller sans plaidoyer
juste comme çà pour le plaisir d'être imprévisible
sentinelle d'émotions trop longtemps calfeutrées
trop longtemps rangées planifiées oubliées
Comme un matin espérer la caresse d'une main amie
interpeller l'intime le sortir de la panade lui offrir un piédestal
s'offrir les fastes d'une autre vie où tout se crée
Et enfin après tant d’années devenir ô ultime bravade
heureuse à jamais.
© Pascal COLON - Tous droits réservés
site: www.pascalcolon.com
Retour à la page d'accueil