
De Quint Buchholz)
Sur un chemin de rien
celui qu’empruntent les poètes
j’ai tendu la main
aux effluves parcheminées
d'une absoute d'un tout
j'ai entendu les cloches du destin
réclamant un festin
J'ai couru pour un rien
dans la travée de cœurs mitoyens
j'ai perdu mes jeunesses à ne pas oser
même l'inspiration est devenue hululante
même les habitudes se sont atrophiées
et puis
un jour de cri
bravant l'ultime pouvoir d'un suzerain
d'une frêle liberté chahutant l'évidence
j'ai franchi les torpeurs de jours carénés
lancé un appel aux muses
et en des matins pas toujours sereins
j’ai fui Vigny ou Verlaine
déposé mes élans conditionnels
et d'un souffle profond
j'ai écrit
j'ai écrit
j'ai écrit
©Pascal Colon
Tous droits réservés
Site:pascalcolon.com
Liste des commentaires
Posté par napaljari le 25 Février à 22:05
Un saut de puce,un gouffre franchi,une halte au fond du puits,en aparté paradoxal...
Et l'élan d'un magicien...
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Posté par hirondelle071 le 13 Février à 1:25
Tu écris
il écrit
j'écris...et les mots se mèlent, virevoltent,étanchent nos soifs de toujours...Artiste funambule, là sous les étoiles ta plume est si légère ...
Elle caresse nos âmes vagabondes
Reine et Roi d'un jour commun
Pour le bonheur de ses sujets
Sème ta liberté
Parcours nos solitudes
Et reçois en cadeaux
Nos émotions enrubannées
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Posté par verybadgirl93 le 10 Février à 9:05
Putain... c'est tellement... Fort!
C'est ça! Vous avez tout saisi, tout cpaté!
L'essence même de l'Ecriture, de ce que Nous Sommes!
A combattre les Démons - le Vide Vicieux et Vicié de nos Esprits et ...
... Notre Perte et Notre Jouissance lorsqu'enfin nous Ecrivons ....
Souffle coupé ... j'en ai le Souffle épuisé à vous lire.
L.