
(Delphine AUBONY : les yeux du désert)
Tes sourires
tes regards
que sont-ils devenus
où sont-ils allés
à qui sont-ils réservés
J’aimais tant m'apaiser
en ton visage
en tes rires
en étincelles de vie
La douceur de tes yeux
ce corps dansant
que de fois j'en ai rêvé
les approcher
les effleurer
les toucher
Combien de matins
combien de desseins
le collégien que j’étais
s’est imaginé en quête de destin
Dans mes nuits indomptées
dans mes jours enamourés
j’aurais tant aimé devenir
pour toi
Ce prince charmant du Moyen-âge
arrivant sur son destrier blanc
qui d’un regard t’enleverait dans son cœur à jamais
Ce bouffon du roi
ce trouvère
ce magicien du monde
qui donne sens aux fêtes
par ses chants
par ses rires
qui enchante de ses ondes et de ses sortilèges
la plus sombre de nos tristesses
où chacun s’égare si souvent loin de ses berges
ce héros interplanétaire ou cet intrépide corsaire
à l'imaginaire déroulé sans frontière
prêt à tous ces mystères et ces maintes chimères
Pour n’avoir droit qu’à un seul de tes sourires
j’aurais affronté les hasards du midi
l’oubli de l’histoire et de tes mémoires attendries
le feu de tes désirs
les tempêtes de tes mots
tout contre ma peau
pour croire en ce qu’il y a de plus beau
© Pascal COLON
Tous droits réservés
site: www.pascalcolon.com
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