De vos messages trop courts
j'en garde les regrets
J'en dilapide les sèves
aux confluences de mémoires sans intérêt
vos routines m'ennuient
l'ordinaire guette
le banal s'insinue
j'ai peur de l'oubli
de m'effacer
de vos paysages sans frontières
et pourtant
oh combien je comprends vos attentes
je vois les vides que vous fuyez
vos terres sans labours
et ce petit bout de vous
qui espère l'embrasement
le bonheur consumé
mais tout semble si aligné
si prévisible
si propre
et moi
orphelin d'hivers glacés
j'attends le souffle
de la liberté des loups
et d'un élan
je pars la retrouver
Pascal COLON ©