
( Hunting Wolf d'Adrien KOLLAR)
De rouge
De blanc
De noir
D’ocre
De sable
Je te vois oh vieux sage !
Oh vieil homme !
Paré de ton unique tunique
du haut de la colline
tu restes là en silence
à parler au temps
à regarder les nues
à deviner l’infini
De rouge
De blanc
De noir
D’ocre
De sable
être de mémoire
livre oublié du monde
être de sensibilité sans limite
tu vois mes paysages et mes humanités
tu suis la course de mes heures
celles de mes mots
regard d’espérance qui voile les bords de mes prières
regard d’amour qui offre à mes dons
Vvoir les humeurs et le rumeurs de mes semblables
Tu vois mes forces de vie
Force de cette nature qui t’entoure et qui est mienne
Cette immense forêt en ton dos
Ces vastes plaines devant toi
Et tous ces animaux qui vont, qui viennent
Et ce tout dont je fais partie
Et ce tout qui me donne cette force extraordinaire
Cette perception du monde et des êtres
Qui me met dans le secret de la vie, de l’unique
En communion avec les énergies positives de tous ces êtres d’exception
Oh vieux sage !
Je suis ce loup
Courant dans ces étendues blanches et glaciales
Dans ces forêts perdues sous des nuits pâles et sauvages
Je suis
cet aigle au cri libérateur
Cette prière de Bouddha
Cette méditation d’un dieu une nuit au Golgotha
Ce rayon d’une vie qui s’origine si loin
Là-bas
Là-bas
Près de cette forêt
Près de toi
Au milieu de ce monde sauvage
Je te vois oh vieux sage !
Oh vieil homme !
Qui m’accompagne au bord de mes élans éblouis
Quand mes musiques en cascades s’abandonnent
Quand mes émotions divaguent s’offrent et se donnent
Quand je me vois naître et naître encore
Tant il me faut de temps
Pour rejoindre ma source
Deviner le mystère de mes jours
M’y abreuver puis repartir
Sur ces traces de vie
Invisibles pour le commun
Parfumées d’éternité pour celui qui en découvre les éclats.
© Pascal COLON - Tous droits réservés
site: www.pascalcolon.com
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