
(Océan de Natacha- www.nathacha.com )
Tu crois naître de la mer
Loin de cette terre
Loin de tout embarcadère
Là où le soleil est sans frontière
Tu te crois maître de ton cœur
De ses clameurs de ses peurs
De ses rousseurs de ses splendeurs
De ses primeurs de ses saveurs
Tu crois naître de ton cœur
Un jour tout près de l’équateur
Après une traversée tout en couleur tout en rondeur
Accompagné de dauphins aux chants racoleurs
Tu te crois maître de la mer
Tu te crois prince de la terre
Mais tu n’es que l’hôte des nues
Un aventurier solitaire en pleine mue
Un voyageur en quête de chimères
Un chercheur d’éphémère
Tu crois naître d’une mère
Etre l’émissaire de quelque corsaire
Choisir tes heures et tes itinéraires
Faire fi de ton cœur en jachère
Alors que tout en toi prolifère et diffère
Tu crois naître de cet hiver
Entre neige glace et tonnerre
Au bout d’une note juste après un vers
A la pointe d’un pinceau aux couleurs d’un trouvère
Aux portes des tendresses et de ses lumières
Tu te crois naître de la mer
Mais connais-tu l’amour et ses mystères
La grâce d’un regard plein de désirs où l’on se perd
Le chevalier blanc ou la princesse des roses solaires
Ces univers loin de nos déserts.
Pascal COLON