
(Turban de Marie-Paule Deville-deville-chabrolle.com)
Une bouteille à la mer
Une femme qui revit
Est-ce suffisant
Jusqu’à quand femme te faudra-t-il creuser
Là
Au fond de toi
Pas après mots
Jusqu’à quand femme arriveras-tu à te rejoindre
Là au creux de tes sensibilités
Une mer attirante, mystérieuse et sauvage
Une femme marée basse
Une femme marée haute
Une femme tempête
Une infinité de femme
Qui devient
Qui renaît
De plus en plus soi
Creuse et creuse encore
Et d’un même regard balaye le large
Une femme créative
Une femme arpège
Une envolée de femme
Qui est
Qui vit
Qui s’imagine
Voyages et soleils
Mirages et vermeilles
Des champs d’arcs-en-ciel
Tendresses parfumées
Trop souvent oubliées
Trop longtemps négligées
Femmes de songes
Femmes en soi
Femme royaume
Eternité de femme
Depuis quand perçois-tu
Cette musique du monde
Ces paroles d’autres
Ces voix multitudes, semblables et différentes
Et les couleurs du monde émancipées
Vous croyez qu’elle s’échappe
A la manière de Rimbaud
Mais elle ne s’enfuit pas
Elle vole, s’envole, virevolte
Papillon des nuits et jours
Elle vagabonde
Des murs en îles
D’oasis en villes
Femme de toutes ces vies
Femme d’envie
Femme vertige
Vous êtes devenue belle
Dans vos parures nouvelles
La vie vous appelle.
Pascal COLON