Je me délite,
C’est insolite ;
Je m’exaspère,
Je me perds.
Je regimbe,
C’est inutile
J’atteins les limbes
Mais pas servile.
Je m’effiloche
Rien dans les poches
Et dans la tête
Une défaite.
Je m’ « escarboucle »
Je m’ « evanesce »
Je pars en vrille
La ligne est vile.
Je fuis la foule
Je me dépèce.
C’est sans espoir
Marron sur noir.
Et toi, tu boudes ?
Câlin tristesse.
Encore un soir
Sans le miroir.
Tu t’évapores
De port en port.
De mots en chants
Tu prends le vent.
Tu t’interroges ?
Tu ne veux pas !
Je ne suis pas
Celle qui abat.
Tu te résumes ?
Tu t’illumines !
Je suis « résine »
Parcelle infime.
Ta vie ici
En bleu, en gris
En geyser, en catimini
Ta vie en griffes de souris.
Ton cœur en liesse ?
Bonsoir tristesse !
En fraise à chair
En braise amère.
Mon âme au diable ?
Inavouable !
Questionnement...
Un vent violent !
Un cœur lové
Sous les pavés
De cette plage
A parcourir.
Un cœur-navire
Et un sourire
C’est pas grand-chose
Mais ça fait chaud.
Savoir se dire
Sans se dédire
Sans se maudire
Et les sanglots ?
Musiciens ?
C’est trois fois rien.
Des souvenirs
Pour s’enhardir.
Je me résume
Lissant mes plumes.
J’ai su tes mots
Hanté tes eaux.
Lu tes sourires
Bu tes regards.
Un jour, une gare
Pour le délire
Abandonner
Tant de désirs.
Un être libre ?
Une buée....
Oserais-je me dire ?
Et toi, t’abandonner ?
Mais la roue a tourné
L’horloge a basculé...
Danielle