La liqueur des ébats se résume
Chavirance des états qui se plument
Au seuil des cieux miroitants
Au deuil des aveux redondants
Lorsque les alizés s’énumèrent
Et se plombent les rimes impubères
De cette fin de toi gymnaste
De ces désirs paumés iconoclastes
De cette sagesse de tes gestes qui m’insupportent
Et me désanimment en cloporte.
L’écheveau des virages m’obsède
Je sens monter les larmes obèses
La violence des refus la violence des rebuts
Cette jérémiade de vie , parcimonie
Cette sinistrose perverse allongée là,
Comme une pute sans choix, sans capuchon
Comme la fin d’un vers sans cadence
Ou le début d’une redondance
Qu’importe, les sangs froids se pâmant
L’envol désarme les amants.
Un stigmate ,une nuisance
Tu le sais, toi qui attends le mirage
Le miracle fantasmatique de tes obsédances
Pauvre litière des tristesses
Malingre palimpseste des obsessions
Ton dard ,ton glaive pour seul objet de pression
Triste obole d’humaines effusions
Ton ego nourrit ton calvaire
Elargit sans fin tes oracles
Désambues tes chaînes graphiques.
Qu’en est il de tes clartés d’antan
Ton noir de suie suinte le sais-tu ?
Tu détales te ces poursuites par toi créées
Tes cellules en mince filet de gestuelle
Se frottant au jet des semences stériles
Quand mon bras passe indifférent
En contraction de rictus
Au dos de tous tes prolapsus
Jase ton âme hermétique
En expression déprophétique.
J’efface les pistes que tu glanes
Fadeurs émancipées au rendez vous des âmes
Qui recouvrent au moins pour un temps
Leur liquide sénescence, cette outrecuidance
De mineur arsenal, de cavale fascinante
Je ne te laisse rien à penser
Frère de cautères ,amant du rien qui s’écoute
Tu milites pour ton orgie glabre
Ton essor de fusion de toi à toi, encore
Ton partage de vie s’alitère ,se guerre
De ces attentes obsessionnelles dans l’opacité.
Mais s’illustre mon départ, décompte annoncé
Je possède l’éphémère mais je sais le secret
De la pierre catastrophique, celle que tu érodes
De ce manque absolu qui produit la force
Et m’érige au cœur un granit d’ébène
Glisse sur le tracé des flaques mutantes
Ces radiances de sperme en sommeil
Serviles onomatopées t’endeuillant de misère
Arches limoneuses de tes espoirs de chair usités
Carrosserie des idiomes encapsulant la paix.
Danielle Gauthron