L’œil pris par le premier rayon de lune
Le cœur chaviré par la démesure de l’élan
Les écarts de rouille barbouillés s’effritent
En surplomb du mélange du cri des astres.
Le sablier montre ses crocs freinés
La flamme du soleil ricane au blanc du givre
Dans la bouche de l’enfant la flanelle des heures
En ébauche déroutante sur l’haleine du froid.
Sous la pierre détachant l’écorce
Un mot de terre à jamais meurtrie
Le grain et la limaille misèrant l’infini
Sous le souffle en fusion du miroir qui se meut.
La blessure de l’espace aimé comme un chant bref
Tellement fort contre l’homme apaisant
Ni les matins ni les rumeurs ne narguent
Ces regards de juge en ordre très précis.
Ciel vif de ta peau espace de vie
Escaliers à polir inaltérable envie
Au-delà des peut-être les rires de cristal
Cherchant à reconnaître ton appel d’eau perdue.
Les saisons en variances à tisser à l’envers
Se tourne la lumière offrande et abandon
Les salives sucrées gomment l’ombre portée
Translucide caresse de ma folie ailée.
Danielle Gauthron