Un chatoyant foisonnement d’éparpillées dentelles
Attrayant frisottis de dorures légères.
Un in-quarto de rêve, la tendre passagère
Au linteau d’une porte qui se voulait cochère.
La belle affaire !
L’envoûtante inspirée, frémissant d’impatience
Insolente volupté de matins reconquis.
Pas bégueule, la friponne, malgré les apparences
Elle s’en fout de ses : « Je te salue, ma Mie ! »
La belle endormie !
La mignonne nébuleuse de violoncelles
Pas vilaine, pas chandelle, même pas belle.
Une indulgence de bienveillance pour celle
Qui s’est pétri le cœur de lambris « étincelles »
Bonjour monde cruel !
Decrescendo charmant, coulée de sucs candides
Au palpable étalon une offrande intrépide.
Des grelots impériaux de rires de lisière
Elle s’en contrebalance de sa petite clairière.
La grande couturière !
Aux violettes humides gorgées de sa rosée
Elle dédie le soupir de nuits sans cavalier.
Mais qu’importe, elle scintille au front de sa bohême
La diamantine ondée de sa claire fontaine.
Pourvu qu’elle aime !
Danielle GAUTHRON