Sur les rives de mes lagunes
Tu t’es posé en touriste invincible.
Je me suis entrouverte à tes mirages
Avant que la page blanche ne s’insère.
J’ai tendu la main en saisissement d’éternité.
En dérisoires déterminations de phoenix.
Tu as largué ton paquetage de broutilles soldées
Et tes arrêts sur image ont envahi ma planisphère.
Nous avons jardiné en poètes nudités
Lorsque la terre à féconder s’est offerte.
Forts de nos métamorphoses galactiques
Nous avons abattu les galandages de l’opprobre,
Nos pays inhabités mués en continent vainqueur.
Les transes incorporelles du devenir furent inconvenantes
Lorsque les cristallisations des langueurs du calme
Bercèrent nos vaines agitations.
Nous avons grisollé de concert
Pour faire barrière au puissant aboiement du monde.
Sur les dérives de mes lacunes
Tu as chaviré, vilipendant la barge chaotique.
Tu t’es éclipsé en touriste inaccessible.
Je me suis repliée en corolle froissée
Autour des vestiges de nos enluminures.
La route n’est jamais sûre…