Au creux de ces nuits cendrées
Exhalaisons de tes pas mesurés
S’oublie la trace indélébile
Invaincue
De tes espaces à caresser.
Je m’y perds, je m’y exaspère
Au fond de tes oublis, de tes dénis
De tes incertitudes, de tes indifférences
De tes silences, de ces béances
Qui me tuent.
Je m’horrifie et me damne
A la lisière de tes refus,
Des espoirs que tu distribues,
Des solitudes que tu clames.
Je m’examine comme une infâme.
Au cœur de cette vie délaissée,
Hantée de vaines habitudes
S’éparpillent nos instants- lumière,
Aurifères.
Au mitant de ces jours sans fin
Empreints du mouvant de ta main
S’épanche l’inénarrable bile
Eperdue.
De ces évocations stériles
De ces « demain » sans lendemains
Pour se défaire, se parfaire
Et se retrouver en gredins
Au détour de l’oblongue terre.
Au supplice de tous tes départs,
Au seuil de toutes ces foutues gares
De triage, en quête obsolète
J’affiche mes envies « mégaphone »
Et tant pis si tu les griffonnes
En représailles indiscrètes.
J’ai enclenché le dictaphone…
Danielle GAUTHRON