Ils surfent et espacent en points de suspension…
Pour se mettre en valeur sortent les mirlitons .
Postent des commentaires en prose ou bien en rime
Un petit coup de cœur au détour de la frime.
Ils activent le glamour de leurs quêtes infinies…
Misent sur la candeur de l’araignée déchue.
Palpent en catimini les jaspes introvertis
Une poussée gloutonne pour préparer la mue.
Ils caressent la syntaxe et la dégondent un peu…
Calcul aphrodisiaque ou élan paresseux.
Gémissent sur la routine que la vie expectore
Palabrent acidulé et « javannent » en pléthore.
Ils courtisent sans vergogne au matin désuet…
Afin de redorer la pâleur du « sans tain ».
Pactisent avec l’amour sous le fard outrancier
Molécules éphémères ,faux bourdons sibyllins.
Leur trace diluée active l’amertume…
Se déhanche à l’envie lorsque l’image arrête.
De leurs gosiers gonflés montent des impostures
A briser le miroir d’un simple coup de crête.
Vagabonds du présent au futur en éclipse
Ils psalmodient en vain des refrains éculés.
De leurs doigts effrayants s’échappe une faillite
A saper l’innocence des âmes égarées.
Du fond des pulsations claquent les turbulences.
Des jardins suspendus jaillissent ici et là.
Quand trop de fourberie déplisse le silence
Le mutique au cri gourd pourfend l’ignoble rat
Danielle GAUTHRON