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Ta peine, mon âme, mon enfant, sur tes joues de nacre.
Et se mêlent nos larmes en rivières évadées.
En sanglots étouffés que le silence dédaigne.
Vaquent, vaquent nos peines.
Et se nouent nos silence, nos sourdes abstinences
Mêlées de nos étreintes éperdues.
Enchevêtrées, lissées dans nos évasions tordues.
Et ton regard, mon ange !
Tes yeux de source noyés dans l’indicible…
Tes doigts qui écrasent ces gouttes naissantes que rien n’évade et qui érodent.
Et cette mélancolique mélodie charnelle que tu écoutes et qui me noie.
Ces notes d’amertume qui nous éloignent pour un temps de la misère connue.
Nos corps, en corps à corps de tendresse appelée.
De mots insoumis prononcés.
A voix basse.
A voix livrée.
Loin des menaces, des sonorités canalisées.
Des semences « auto-risées ».
Nos lames de fond métallisées libérées,par nous « en brassées ».
Mon ange, ma mutine
Ma lumière butinée,
Ta main à peine abandonnée sur la mienne qui se donne
Et s’offre sans serrer en pince agrippée.
Danielle GAUTHRON 01/04/2006