
A la lisière d'une forêt obscure
J'erre "réciproquement", en quête permanente.
Cherchant à écarter l'illusion rémanente
Qui macule mes pas, souveraine et ardente.
Les rues labyrinthiques sont peu sûres
Je m'y suis hasardée en dépit du bon sens.
Ouverte sur un ciel qui m'inspirait confiance
J'ai perdu la boussole, délicieuse errance.
Au petit matin pâle le froid m'a caressée
Ses doigts cryogéniques intensément forcée.
L'appel déchirant de l'oiseau frais saigné
Accompagna mon cri pour une union sacrée.
Danille GAUTHRON