Je dédie ces quelques mots
A ceux dont les petits matins
S’inclinent en autant de défaites.
Pour qui les portraits trop figés
Paradant aux murs du silence
Dégorgeant d’auto suffisance
Défenestrent les obligeances.
A ceux qui s’éloignent du « lieu »
En mémoire agitée, fiévreuse
Arpentant les sous sols piégés
En illusions de « jamais »
A longueur de rigoles de larmes
A fadeur d’asepsie de drames
Délimitant les rives rouges.
Je dédie ces quelques paroles
A ceux qui transportent le feu
Comme une grêle insomniaque.
Pour qui la vitre est opacité
Pléthore de bruit ,d’épilepsie
Cargos d’embûches riboulantes
Ame gercée sans espoir de baume.
A ceux dont l’ombre s’efface
Se résumant aux impacts des traces
Flagellées de déboires cacochymes.
Pour qui se dire équivaut à se vendre
Aimer s’aimer un sans-titre équivoque
Un âge primitif interdit
Une nécrose de vie impotente.
Je souris à ces âmes lovées
Au creux de ces dénis de moi.
Au liséré de mon envol à renaître
Au bord incroyablement fin
Délimitant la stature des essors
En cette mort minuscule
Des arrières saisons déblayées.
Je ris aux ondes mouvantes
Aux parfums libérés frissonnants
Ondées prophétiques en rose déshabillée
Marchant dans le sens du courant
De la portée de cristal
Qui se profile en printemps embrasé
Au détour de la main vibratile caressée.
Danielle