A trop désirer ces instants de roc
Coule ma fontaine en caillots rubiconds.
Et de jours en semaines flétrissent ces allures
Aux aguets d’épiques frénésies.
A trop vouloir déguster las apocalypses,
S’estompent les ardents repaires où je traîne.
Et s’érigent les potences chiffrées
Où pendouillent les notes et leurs violons éteints.
A trop hisser la grand- voile en deuil,
Se cachent les frêles éminences accidentées
De mes colères immatures.
Se cassent mes doigts sur tes arêtes de reculs.
A trop d’appels « fond de gosier »,
Ne répondent plus les comptines impubères,
Avec leurs chagrins névrosés
Vagissant des barbaries de guerrières.
A ne plus attendre que la caresse,
S’émousse la maraude des riens qui animent.
Et d’années en semonces, les faux-bourdons
Officient en titubant sous le poids de leur cierge.
22/05/06 - Danielle GAUTHRON