Les gammes d’une saison s’inclinent en sang d’ivresse
Creusent en moi des rigoles craquant le fond du jour.
La mise est souterraine , les clameurs s’effilochent
Le temps se décompose en ternes vacations.
Un linceul calciné poudre la vie offensée
Et sur ta lèvre froide les victimes muettes
Faites mots délivrés s’avachissent en flanelle
Molles exhalaisons de fumures oubliées.
Chants ancestraux à naître en paume à peine offerte
Hérésie infantile de sourires sans mémoire
La stance est mitigée , les élans picturaux
L’ironie des purgatoires humains pastiche l’ineffable.
Au dessus de la ville immobile,l’effacement des pas
Entre espace et isolement , pâles traînes d’affects
Nulle attente absorbant les antiennes vernissées
Se mourrant au buvard des génocides vertueux.
Danielle GAUTHRON
23/12/2007