(http://www.la-grange.net/2005/09/23.html)
Elle chantait comme une eau de source
Et hissait sa proue en riant.
Avant que l’aube de fer recouvre ses mirages.
Elle rejoignait ses équivoques
Et palpait la beauté du monde.
Avant que des anneaux de pluie
Nouent son désir en sangles vaines.
Elle caressait quelques beaux livres
A la recherche du frisson des mots avides.
Et sa traversée à peine troublée par l’envol du rêve
Se prolongeait silencieusement quand l’herbe devenait noire.
Elle hélait l’espérance entrouverte
Et grimaçait à la flétrissure des jours.
Se mouvant à travers des miroirs frileux
En funérailles militantes.
Elle ourlait la feuille imparfaite de ses semences perdues
Au gré d’une alchimie convexe.
S’élançant sur ses propres traces quand elle apercevait
La pâleur laiteuse du bout des plages au crépuscule.
Elle attendait que le bruit cesse bien que l’appelant en délices
Frottant les moisissures des heures de poulpe étalées.
Et de l’enfance à pantomimes elle bourlinguait jusqu’à la trame.
Rencontrant d’âcres fumées émanant de terres indicibles.
Danielle GAUTHRON - 25 mars 2006.